BLANCULESCU: „ON A BESOIN D’UN MESSAGE DE CONFIANCE LANCÉ AUX INVESTISSEURS HONNÊTES”- BUCAREST HEBDO

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Luni, 09/02/2015

"Le milieu des affaires délaie ses investissements jusqu'à la clarification de la situation, qui peut durer même des années"

 

Les investisseurs en général et ceux qui ont l'intention de développer des investissements dans cette période surtout, ressentent une atmosphère chargée, de peur, préoccupation et attente, dans le contexte des événements de justice qui secouent l'entière infrastructure et superstructure de l'État Roumain, par la gravité des faits qui sont portés à notre connaissance d'une heure à l'autre, a précisé l'analyste économique Ionel Blanculescu.

Dans ces conditions, il considère qu'il est besoin d'un message de confiance de la part de l'autorité de l'état adressé aux investisseurs honnêtes, qui représente un encouragement à continuer leur activité, quelle que l'ampleur de la lutte contre la corruption et contre l'évasion fiscale soit, sans pareil dans l'histoire récente de l'état roumain. 

L'économiste nous a expliqué : "Si l'on exprime en termes médicaux, pour une meilleure compréhension, on peut affirmer que l'état, qui comprend le système économique et financier, est en cours d'excision d'une tumeur alimentée dans le temps, par ce que la DNA, le Parquet Général et le SRI nous présentent, suivie par un traitement sévère de chimiothérapie. Tel qu'on sait, un tel traitement génère des symptômes négatifs, des mauvais états, qui se retrouvent aujourd'hui en dehors des systèmes bien connus et mis en évidence chaque jour dans les médias, dans le système économique et financier, surtout des investissements. Avant qu'il soit bien, il faut être pire, comme on dit. Sans doute, ce traitement, une fois initié, doit être continué et finalisé, pour que l'organisme puisse être guéri à la fin. Le milieu économique peut comprendre la nécessité de cette étape, mais il est besoin d'un message clair de la part des autorités, qui mobilise les efforts d'investissement, trouvés dans une phase d'attente, au détriment de l'état et des investisseurs, qui délaient leurs investissements jusqu'à la clarification de la situation ; cette clarification pourrait survenir, si on extrapole les expériences et les expertises internationales (voir l'Italie des années 1992-1993) dans quelques années.

Le milieu économique s'est transformé dans un «hérisson», en ce qui regarde les initiatives d'investissements, il a restreint les programmes en attendant des périodes plus favorables, plus relâchées du point de vue du poids qui pèse sur la société roumaine. 

Les gens d'affaires honnêtes, qui paient leurs taxes et impôts, qui soutiennent l'entière infrastructure de l'état roumain par leur contribution constituée par le travail honnête et créatif sont conscients que la purification actuelle du système est dans leur bénéfice et dans celui de l'économie, qu'on aura pour résultat des appels d'offres plus corrects, des achats publics plus transparents, l'usage plus efficace des taxes et des impôts au budget local. Mais le sentiment de peur qui gouverne les travailleurs de l'appareil d'état, le fait que personne ne veut signer rien, tous traînent les appels d'offres, les renvoient, rien ne se finalise plus, les avis et les autorisations nécessaires aux différentes activités de production et services sont délivrés d'autant plus difficilement, tout cela empêche surtout les nouveaux investissements, mais également ceux en cours. 

La lutte contre la corruption doit être portée sans cesse, mais il est besoin sur ce fonds d'un message clair, tranchant, transmis au milieu économique et financier, ainsi qu'il puisse continuer l'activité avec détermination, dans des conditions apparemment décourageantes aujourd'hui".

Selon Monsieur Blanculescu, il est besoin d'équilibre, "d'une certaine rationalité ", pour que l'activité économique puisse continuer.

Il faut entrer dans un certain type de normalité, affirme lui, en précisant que l'atmosphère présente, pesante, artificiellement installée surtout parmi les gens d'affaires, n'est pas bénéfique ni aux investissements, ni au processus des crédits, ni au budget d'état. 

Ionel Blanculescu tire un signal d'alarme sur la situation géostratégique aussi, en soulignant: "Il ne faut pas oublier et minimiser les préoccupations géostratégiques, la situation d'Ukraine, le conflit de cet état avec la Fédération Russe, la situation de Grèce, les manifestations de certains états de l'UE, la déstabilisation des marchés, surtout du pétrole et le frac suisse. Dans ce contexte très compliqué, l'économie roumaine doit évoluer le plus efficacement possible, tout cela se superposant sur les tensions internes, générées par les actions sans égal de la justice, surtout contre la corruption".

Les actions de la justice doivent être encouragées et soutenues, tant contre la corruption que contre l'évasion fiscale, mais il faut assurer le milieu adéquat pour le déroulement des investissements dans l'économie roumaine, d'une activité économique saine, génératrice de postes de travails, c'est sa conclusion.

Depuis le début de l'année jusqu'au présent, certaines personnalités politiques (parmi lesquels des ex ministres) et des gens d'affaires ont fait l'objet des poursuites pénales pour des faits de corruption, étant retenus, arrêtés ou mis sous contrôle judiciaire.

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